4 représentantes (Evelyne, Claudine, Marie-Luce et moi) de Radio Vipère (les initiés comprendront) sont parties de bon matin en direction de cette belle région qu'est l'Alsace.

Rien à dire sur le voyage ou les fous rires ont alternés avec les rires, bref que de la bonne humeur.

Arrivées à Saverne nous avons décidé de prendre le chemin des écoliers et de visiter les Vosges du Nord et de déjeuner dans un petit coin sympa. Bernique comme dirait ma grand-mère, nous étions lundi et tout était fermé. Il nous a fallu nous rabattre sur un mini super marché pour acheté de quoi nous substanter. SL704242

Claudine et moi faisions en quelques sorte un pélerinage. L'Alsace est le berceau de sa famille et nous sommes passées par le village où elle passait ses vacances chez sa grand-mère Baerenthal. Quant à moi ma mère y a vécu pendant près de 30 ans ! Nostalgie quand tu nous tiens !!
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La rivière est celle où la grand-mère de Claudine lavait son linge.

Tranquillement nous avons continué en direction de Strasbourg pour nous installer dans notre hôtel (Hôtel de l'Ill). J'ai presque retrouvé la route du premier coup, bon c'est vrai que je les ai un peu promené dans la ville avant de retrouver le quai des Bâteliers mais il y a 10 ans que je n'y étais pas revenue.

Après avoir déposé nos valises nous sommes parties le nez au vent et avons découvert la ville enveloppée par la nuit. C'est fabuleux. Nous avons marché dans la Petite France, longeant le Temple St Thomas, la Maison des Tanneurs. Nous avons dîné près de la cathédrale et les filles n'ont pas résisté à une bonne choucroute arrosée d'une bonne bière. SL704265

Après une bonne nuit et un petit déjeuner copieux nous sommes reparties explorer Strasbourg aux maisons à colombages magnifiquement entretenues.
En fin de matinée direction la cathédrale pour y voir, bien sur, l'horloge astronomique.Au 16è siècle ont fit appel au savant Dasypodius et aux frères Habrecht pour construire cette merveille. Les travaux furent supervisés par l'architecte Hans Thomann Ulberger qui se fit immortaliser sous forme d'une statue posée sur le pinacle au-dessus de l'horloge.  La légende dit que le pauvre Dasypodius eut les yeux crevés afin qu'il ne puisse en faire une deuxième ! Moeurs d'un autre temps.

Au hasard de notre promenade nous découvrons à la Chambre de Commerce et d'Industrie une expo sur la soie. Qu'à cela ne tienne, nous entrons. Nous découvrons ainsi des costumes de différents pays (Inde, Thaïlande, etc) et des vers à soie. Une explication nous est donnée sur l'élevage du ver à soie.

Après un sympathique déjeuner nous nous dirigeons vers la cathédrale, attirées par les orgues. En bonnes curieuses que nous sommes nous entrons et nous nous installons tranquillement, prêtes que nous étions à écouter les orgues. Que nenni. Enfin ... si, nous avons écouté les orgues et les cuivre et nous sommes aperçues qu'un évènement rare et certainement majeur pour les catholiques allait se dérouler dans la cathédrale. Monseigneur Jordy (sic !) allait être ordonné Evêque Auxiliaire de Strasbourg. La cérémonie a débuté par l'entrée en grande tenue d'un garde suisse (chapeau à plume et tout et tout) suivi par l'archevêque etc, etc. Nous avons quitté la cathédrale discrètement.

Nous nous sommes dirigées vers l'embarcadère pour une mini-croisière sur l'Ill, la rivière qui traverse Strasbourg. Nous avons calé les écouteurs sur nos petites oreilles, réglé la langue et c'était parti pour plus d'une heure de promenade et de commentaires. Je n'avais pas mon bloc sinon j'aurai pris des notes en sténo pour vous raconter cette belle ville au passé chargé d'histoire, mais bon j'étais pas là pour travailler non plus. Nous sommes passées sous le pont du corbeau construit au 12 ème siècle, l'ouvrage est connu sous le terme de Schindbrücke ("le pont aux supplices"). C'est à cet endroit que sont organisées certaines grandes exécutions publiques. Attachés dans un sac de toile cousu à ses deux extrémités, les voleurs, maraudeurs, parricides et autres femmes infidèles sont jetés dans l'Ill, sous le regard exalté d'une foule hystérique.
 

Avec les années, la peine (qui date de 1411) s'adoucit quelque peu. La noyade n'est plus réservée qu'aux cas les plus     graves (meurtres, viols, incestes, adultères, abandons d'enfants) et les petits délits ne sont plus systématiquement punis par la mort. Des cages en métal sont installées aux extrémités du pont afin d'y exposer en public les "petits malfrats" (tavernier coupant son vin, boulanger trichant sur le poids de ses pains, etc.). Au dernier jour de leur peine, les condamnés doivent sauter dans l'Ill. S'ils parviennent à regagner la rive, ils peuvent quitter librement la ville.

 

Quelques décennies plus tard, le procédé d'immersion se mécanise. Les condamnés sont désormais attachés à un énorme levier en bois et immergés dans les eaux nauséabondes de l'embouchure de l'"Ulmergraben". La technique est encore améliorée lorsque l'on décide de coupler directement les cages du pont au système d'immersion. Entre deux expositions publiques, la cage du condamné est descendue dans la rivière au moyen d'un treuil et le "bain" ne s'arrête que lorsque le supplicié perd connaissance.

Au retour, direction la Petite France et Saint Thomas que je tenais absolument à faire découvrir aux filles. Le Maréchal de Saxe y est enterré et son tombeau dû au sculpteur Pigalle est une merveille. Et là une rencontre avec Monsieur Priss passionné par l'histoire des protestants et de Saint Thomas. Nous avions peu de temps devant nous et la conversation s'est terminée sur le trottoir. Si vous passez par là demandez à le voir, il vous enchantera car il un sens de l'humour très développé.

Les portes de Saint Thomas refermées, nous sommes reparties en direction de la cathédrale dont les portes étaient grandes ouvertes. Nous les avions vu entrer, nous les avons vu ressortir, saluer la foule et serrer des mains. Visiblement la cérémonie avait été belle car la cathédrale était archi pleine.

Nous avons parcouru les rues aux noms curieux et plein de poésie : le rue des 3 gâteaux, de l'ail, du bain aux plantes, du bain aux roses, de la cuillère à pot, de la pucelle et bien d'autres.

 

Mercredi matin nous avons repris la voiture car les bonnes choses ont une fin et il nous fallait rentrer dans notre banlieue préférée mais pas question de nous précipiter. Tranquillement nous avons pris les départementales pour nous régaler une fois de plus des magnifiques paysages que nous offre les Vosges. Notre destination était Saint Louis/Arzviller où nous tenions à voir le plan incliné qui remplace 17 écluses, rien que ça. Malheureusement nous ne l'avons pas vu fonctionner et c'est bien dommage. Le site est extraordinaire et très impressionnant. SL704292

Notre voyage est terminé. Nous ne le regrettons pas car franchement ce fut 3 jours de franches rigolades que malheureusement je ne peux pas vous transcrire ici.

Quelques photos içi