Opprimées dans leur vie quotidienne,  confrontrées à la violence, de nombreuses Saoudiennes ne trouvent aucune aide pour surmonter leur souffrance. Seule issue : le suicice.

Le silence enveloppe Samita Chef lieu de canton du même nom situé à la frontière sud de l'Arabie Saoudite. L'ambiance est morose et austère ; les arbres sont chétifs et blafards ; les maisons délabrées dont dispersées et reliées par des câbles électriques qui forme comme une toile d'araignée.Ici et dans les villages alentour, au milieu des étendues de sable, plongée dans une chaleur moite un seul endroit est froid : le morgue.
La morgue accueille des mères, des soeurs, des filles qui tombent comme des fleurs privées d'eau. Depuis 4 ans les suicides se succèdent, c'est la réponse des femmes aux difficultés de la vie, aux violences familiales, aux problèmes spychologiques.

Personne n'a envi d'aborder le sujetpar peur de scandale. Quant au personnel hospitalier il clôt le débat en parlant de problème spychologiques. Circuliez y a rien à voir !

En 2006 il y a eu 6 suicices par les les 100.000 habitants du cantn. Une jeune femme de 22 ans s'est pendue sans explication. Enne a suivi l'exemble de sa soeur suicidée en10 ans plus tôt. En 2008 c'était le tour d'une maman de 6 enfants qui habitait une maison de tôle et de paille et qui s'est pendue quelque jour avant un rendez-vous chez un spychanaliste. La même année une jeune fille de 17 ans s'est tuée avec une arme à feu ; d'autres ingèrent de la mort au rat.

Selon le directeur des services régionaux de psychiatrie les chiffres donnés par les journaux sont en deça de la réalité. Beaucoup de famille cache les raisons de la mort et les instances officielles n'ont pas assez de moyens pour établir les statistiques fiables (le suicide est sévèrement condamné par la charia) . Il affirme qu'il pourrait témoigner de dizaines et de dizaines de tentatives. Selui lui cela s'explique par des problèmes psychologies et sentimentaux qui touchent plus les femmes que les hommes.

Une institutrice a cepandant accepté de témoigner ..... par texto. "les filles souffrent de la préférence donnée aux garçons. Elles sont privées de leur droit les plus élémentaires, l'accès au savoir, la posibilité de s'exprimer. Tout ce qu'elles font provoque des "ça ne se fait pas" ou des "toi tu te tais".
Ce sont leurs pères et frères qui choisissent ce qu'elles doivent manger, comment elles doivent s'habiller qui elles doivent épouser. Croyez-vous que cette vie leur convienne ?

Une autre enseignant dit qu'il est très difficile de s'occuper des filles en danger.

Sur sont site internet le minisètre des affaires sociales affirme qu'il s'occupe de la protection des femmes contre la maltraitance psychologique, physique et sexuelle. Il donne un numéro de téléphone pour chaque province.

Des journalistes ont essayé d'y joindre quelqu'un de 10H à 14H en pleine semaine. En vin. C'était à peine mieux pour la capitale Riyad. Seul un répondeur a demandé de laisser un message pour être rappelé.


Source : Courrier International n° 974