14 juin 2008
1er SALON DU POLAR A EAUBONNE
C'EST AUJOURD'HUI. N'OUBLIEZ PAS, VENEZ NOMBREUX
Première Rencontre autour du
polar :
le programme
Parrainée par Didier Daeninckx et Eric Halphen,
organisée par l’association Ulysse
avec Didier Daeninckx et Eric Halphen
avec François Masse à la contrebasse ; Pascal Bivalski
à la batterie
et Serge Luc au vibraphone
16 h 45 Débat : Le petit polar se rebiffe !
avec Jean-Jacques Reboux, Pierre Filoche, Nicolas Jaillet
et Pierre Cherruau (éditions Après la Lune) et deux auteurs du
Val-d'Oise, Roland Sadaune et Marie-Claude Devois
19 h 00 Fermeture des
portes
Vente et dédicace, bar à vins
Sur le Web : http://blog.ulysseleblog.org/category/Rencontres-autour-du-Polar
Infos : ulysse.95@free.fr
04 juin 2008
EDMEE
Elle est partie comme elle a vécu, en douceur et sans faire de bruit. Pourtant son sourire nous manquera lorsqu'à chaque café philo elle nous apportait le gâteau au chocolat qu'elle nous avait confectionné avec amour.
Edmée, a eut une vie bien rempli. Elle était généreuse, fidèle à ses idéaux, toujours à l'écoute des souffrances des autres sans jamais parler des siennes.
Je suis certaine que là-haut elle s'occupera encore de ceux qui souffrent.
J'aimerai que son histoire soit connue des jeunes car elle est exemplaire.
Sa petite fille et deux de ses filles ont lu un poème de Louis Aragon qu'elle aimait particulièrement
Il n'y a pas d'amour heureux
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureuxSa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureuxMon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureuxLe temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureuxIl n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux
Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)
03 juin 2008
CAFE PHILO DU 5 JUIN
L'association Ulysse vous invite à son dernier débat de la saison, le jeudi 5 juin, à 20 h 30, salle de l'Orangerie à Eaubonne (95) sur le thème :
Jeux Olympiques : Que reste-t-il de l'idéal ?
En présence de l'historien et universitaire Alain Cadu.
Plus d'infos sur nos activités : http://www.ulysseleblog.org/
31 mars 2008
CAFE PHILO DU JEUDI 3 AVRIL
PROGRAMME JAZZ A EAUBONNE
Cliquez sur l'image pour agrandir
07 mars 2008
DES FLEURS QUI MEURENT par Philippe
On a reçu deux intervenants de qualité ce jeudi. Vous avez donc raté une belle soirée au cours de laquelle un débat de haute tenue a eu lieu.
50 à 60 personnes étaient présentes ce jeudi 6 mars à 20h30. Aline Vansoeterstede est psychologue spécialisée dans l'accueil et l'écoute des adolescents. Maurice D'inca est bénévole dans l'association SOS suicide Phenix Paris.
Le suicide des jeunes est un sujet qui tient du sable mouvant, tant les cas sont divers. La vie d'un être humain est faite de multiples joies, traumatismes et contraintes. Le parti-pris de cette soirée a donc été de ne pas donner de recette ou de conseil quant à la prévention du suicide.
L'adolescence existe en soi depuis le début de la révolution industrielle, depuis donc la fin du 19e siècle. Qu'en est-il auparavant ? Le passage de l'âge enfantin à l'âge adulte était assuré par des rites sociaux : le travail principalement puisqu'on quittait l'école vers 12 ans et que la famille assurait l'environnement affectif du passage.
Le suicide existe depuis que le monde est monde, il suffit de lire les philosophes grecs pour s'en convaincre. Pour autant, notre 21e siècle est-il plus touché par ce phénomène ? Oui, si on regarde les statistiques qui mettent en avant un taux de suicide plus important dans l'hémisphère nord que dans l'hémisphère sud. Attention toutefois aux statistiques, la population croît et il est logique que les chiffres (quels qu'ils soient) croissent également.
Les garçons ont des comportements suicidaires plus violents que les filles. Chez les hommes, d'une façon générale, ce sont les armes à feu et les pendaisons qui prédominent, alors que les médicaments sont plus utilisés par les femmes, tous âges confondus. Les laboratoires ont compris la menace puisqu'ils conçoivent maintenant des boîtes ne permettant plus d'absorber des doses mortelles.
En occident, l'adolescence est mouvante, elle se prolonge aujourd'hui au-delà des âges moyens observés jusque dans les années 1990. Le chômage, la précarité d'un travail, l'insécurité sociale amènent un jeune adulte à rester "adolescent" malgré lui. L'angoisse d'être qui caractérise l'adolescent pris entre l'enfance sans responsabilités et l'adulte émancipé peut être intolérable.
Dans ce contexte, le suicide représente l'impossibilité de vivre les 5 minutes à venir. Ces 5 minutes ne sont pas l'apanage des adolescents, elles sont hélas les 5 minutes impossibles à vivre pour toutes les personnes qui trouvent intolérable l'instant présent.
On ne trouve pas d'âge semblable à l'adolescence dans les sociétés de l'hémisphère sud. Par quoi est-il remplacé ? Par des rites de passage et d'initiation, douloureux souvent, qui font passer l'enfant à l'adulte par une transition ritualisée.
Françoise Dolto a décrit pour nos sociétés industrialisées un complexe du "homard", qui perd sa carapace pour passer à l'âge suivant de son évolution, cette perte de carapace le laissant vulnérable. Pour autant, la cuirasse du homard reste en place en temps de guerre, car elle sert à se prémunir des attaques extérieures. On voit bien par là que l'adolescence n'est pas une maladie ou un état particulier et immuable.
D'où une frustration de notre public ce soir, qui est venu avec beaucoup de questions mais peu de réponses franches et directes. Ni recettes ni conseils n'ont été donnés, car tel n'est pas le propos. Encore une fois, on rappelle que ce sujet ne se prête pas à des réponses toutes faites. On attend d'ailleurs toujours une émission sérieuse à la télé qui sorte du voyeurisme désormais habituel des talk-shows ...
L'ambition naturelle de l'être humain est d'être heureux, le suicide ne peut être par conséquent que la délivrance d'une souffrance vécue dans un présent intolérable. Le propre de l'adolescence est de vivre le présent, sans se projeter dans l'avenir que les adultes maîtrisent. Les adultes savent ce qu'est une carrière, ils ont des projets, ils raisonnent à des années de distance. L'adolescent vit le présent avec intensité, dans le bonheur et la douleur.
Parmi les adolescents qui font une tentative de suicide, 60% ne cherchent pas à mourir. L'acte est alors un appel au secours, une tentative de communiquer. Se pose alors la question du lien avec l'entourage, qui tombe toujours des nues. Les adolescents parlent volontiers de la mort, qui n'est pour eux qu'une expérience parmi d'autres, l'échelle des dangers étant très floue. Il est souhaitable de dialoguer et d'échanger très largement avec les enfants autour de ce thème attractif, voir à ce propos la mode gothique ou les figures marketing telles Marilyn Manson qui ont bien compris ce principe.
La crise qui frappe le monde économique avec ses conséquences désastreuses sur l'emploi et les perspectives d'avenir ne semble pas avoir d'incidence sur les statistiques du suicide. Les années 1980 ont vu une décroissance du taux de suicide chez les jeunes, et depuis les années 1990 ce chiffre évolue à peine à la hausse. L'angoisse actuelle des adultes quant à l'avenir du monde ne semble donc pas affecter les adolescents.
Au chapitre des statistiques, ils reste à relativiser les chiffres. On sait que le suicide vient juste après les accidents de la route au palmarès des morts chez les jeunes. Mais l'immense majorité des adolescents parviennent à l'âge adulte sans dommage.
La discussion ce soir a pris des détours un peu plus larges, à propos notamment du suicide des personnes âgées. Il faut savoir qu'une tentative sur deux se concrétise par la mort.
Maurice appartient à l'association SOS Suicide Phenix Paris, association loi de 1901 dont le téléphone 01 40 44 46 45 est garant d'un anonymat total.
Aline a été bénévole elle aussi chez Phenix, elle recommande Fil santé jeune, plus généralement consacré au mal être des jeunes.
03 mars 2008
CAFE PHILO DU JEUDI 6 MARS 2008
Ce jeudi nous assisterons à un Café Philo particulièrement sensible, douloureux car nous parlerons du suicide des jeunes et essaierons de comprendre les raisons qui les poussent à un tel acte.
03 février 2008
CAFE PHILO DU JEUDI 7 FEVRIER
L'association Ulysse vous invite à une rencontre avec l'écrivain et
poète Kazem Shahryari,
le jeudi 7 février à 20h30,
à l'Orangerie d'Eaubonne (avenue de
l'Europe). Sera également présent, le chanteur Frédéric
Poquet !
Infos sur Kazem Shahryari : http://www.theatre-contemporain.net/biographies/Kazem-Shahryari/
Infos sur Frédéric Pocquet : http://lepagesylvain.free.fr/article.php3?id_article=92
Infos sur Ulysse : http://blog.ulysseleblog.org/
12 décembre 2007
CAFE PHILO DU JEUDI 13 DECEMBRE par Philippe
On se plaint toujours de ne plus avoir le temps. Ça tient à quoi ?
Les sociologues ont une façon de parler pas bien nette. Moi, je prétends que je n'ai plus le temps. Plus le temps de regarder pousser les fleurs, de me promener, d'aller chez ce copain que je veux pourtant voir depuis des semaines. Je finis par m'en vouloir et par ne plus oser l'appeler...
Je vais donc lui envoyer un SMS.
Ou un mail. Et s'il n'a pas de portable ni d'adresse électronique, il rejoindra
tous les projets que j'ai conçu qui, manque de temps, ont fini à la poubelle de
ma conscience.
Mon sociologue favori m'explique qu'il existe un temps objectif
,
qu'on ne parvient qu'à mesurer : c'est l'emploi du temps qui me force à
être à 8 heures à tel endroit. Quel autre choix ai-je ?
Mon sociologue ajoute à ce temps objectif
un temps
social
: alors quoi, non seulement j'ai un emploi du temps de
dingue, il faut encore que j'y ajoute un temps
social? C'est quoi un temps social ?
Moi, je me souviens de mon enfance où les cloches de l'église me donnaient le temps de la journée. Je me souviens aussi de mon père qui rentrait du boulot après que j'ai fini mes devoirs. C'est ce genre de choses qui rythmaient ma journée.
C'était ça, mon temps social, c'était mon temps à moi, mon rythme à moi. Vous avez eu le vôtre, vous l'avez habité.
Le temps n'a pas changé, une journée continue de faire 24 heures. Pourtant je n'ai plus le temps. Vous n'avez plus le temps non plus. Vous faites quoi de votre temps ?
On déraille.
A qui la faute ? A moi ? A vous ? Et puis surtout, est-il vraiment vrai qu'on n'a plus le temps ?
30 septembre 2007
LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL
N'oubliez pas notre premier café philo qui aura lieu le jeudi 4 octobre à 20H30 à l'Orangerie à Eaubonne (95600). je vous rappelle le thème : LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL.
Je suis certaine que vous avez des choses à nous dire alors venez nombreux.








































