03 juillet 2009
Immense détresse de femmes
Opprimées dans leur vie quotidienne, confrontrées à la violence, de nombreuses Saoudiennes ne trouvent aucune aide pour surmonter leur souffrance. Seule issue : le suicice.
Le silence enveloppe Samita Chef lieu de canton du même nom situé à la frontière sud de l'Arabie Saoudite. L'ambiance est morose et austère ; les arbres sont chétifs et blafards ; les maisons délabrées dont dispersées et reliées par des câbles électriques qui forme comme une toile d'araignée.Ici et dans les villages alentour, au milieu des étendues de sable, plongée dans une chaleur moite un seul endroit est froid : le morgue.
La morgue accueille des mères, des soeurs, des filles qui tombent comme des fleurs privées d'eau. Depuis 4 ans les suicides se succèdent, c'est la réponse des femmes aux difficultés de la vie, aux violences familiales, aux problèmes spychologiques.
Personne n'a envi d'aborder le sujetpar peur de scandale. Quant au personnel hospitalier il clôt le débat en parlant de problème spychologiques. Circuliez y a rien à voir !
En 2006 il y a eu 6 suicices par les les 100.000 habitants du cantn. Une jeune femme de 22 ans s'est pendue sans explication. Enne a suivi l'exemble de sa soeur suicidée en10 ans plus tôt. En 2008 c'était le tour d'une maman de 6 enfants qui habitait une maison de tôle et de paille et qui s'est pendue quelque jour avant un rendez-vous chez un spychanaliste. La même année une jeune fille de 17 ans s'est tuée avec une arme à feu ; d'autres ingèrent de la mort au rat.
Selon le directeur des services régionaux de psychiatrie les chiffres donnés par les journaux sont en deça de la réalité. Beaucoup de famille cache les raisons de la mort et les instances officielles n'ont pas assez de moyens pour établir les statistiques fiables (le suicide est sévèrement condamné par la charia) . Il affirme qu'il pourrait témoigner de dizaines et de dizaines de tentatives. Selui lui cela s'explique par des problèmes psychologies et sentimentaux qui touchent plus les femmes que les hommes.
Une institutrice a cepandant accepté de témoigner ..... par texto. "les filles souffrent de la préférence donnée aux garçons. Elles sont privées de leur droit les plus élémentaires, l'accès au savoir, la posibilité de s'exprimer. Tout ce qu'elles font provoque des "ça ne se fait pas" ou des "toi tu te tais".
Ce sont leurs pères et frères qui choisissent ce qu'elles doivent manger, comment elles doivent s'habiller qui elles doivent épouser. Croyez-vous que cette vie leur convienne ?
Une autre enseignant dit qu'il est très difficile de s'occuper des filles en danger.
Sur sont site internet le minisètre des affaires sociales affirme qu'il s'occupe de la protection des femmes contre la maltraitance psychologique, physique et sexuelle. Il donne un numéro de téléphone pour chaque province.
Des journalistes ont essayé d'y joindre quelqu'un de 10H à 14H en pleine semaine. En vin. C'était à peine mieux pour la capitale Riyad. Seul un répondeur a demandé de laisser un message pour être rappelé.
Source : Courrier International n° 974
05 mai 2009
Les esclaves brésiliens de l'éthanol
La vie des coupeurs de canne à sucre a toujours été un enfer. L'éthanol qui doit permettre au Brésil de devenir une nouvelle Arabie Saoudite, ne change rien à cette réalité.
Au milieu de la nuit, les plantations brûlent. A l'heure de la récolte de la canne à sucre, la région entre en guerre : les flammes colorent le ciel en rouge, le vent fait tourbillonner la fumée sur les terres, le feu chasse les serpents, tue les mygales, brûle les feuilles tranchantes des cannes à sucre. A l'aube quand seules quelques braises éparpillées rougeoient ça et là, les ouvriers arrivent pas centaine de partout . Avec leur machette ils coupent les cannes qui se dressent sur le sol carbonisé. Elles serviront à fabriquer l'éthanol - l'essence de l'avenir.
Quelques heures plus tôt Antonio Da Silva s'est levé péniblement de son lit de camp. Pas besoin de réveil, même à 2heures du matin - comme c'est le cas aujourd'hui la douleur s'en charge. Sur deux autres lits de camp dorment ses 4 petites filles et ses deux garçons. Une fois dehors il confie qu'il ne pourra plus les nourrir bien longtemps. Depuis qu'il a une hernie inguinale, depuis qu'il doit se rentrer les entrailles dans le ventre avec la main dès qu'il se baisse, il sait que c'est fini. Deux maux le tenaille depuis longtemps : la douleur sourde qui lui vrille l'aine depuis longtemps et la douleur aigüe qui explose quand il donne un coup de facao, la machette à couper les cannes.
Quand les contremaîtres ont découvert son état, ils l'ont chassé de la plantation. Pas question de garder un vieux malade alors que l'on peut avoir tous les hommes forts que l'ont veut. Da Silva a 43ans.
D'après l'Université de Sao Paulo, les coupeurs de canne à sucre travaillent en moyenne 12 ans, après quoi ils sont usés et remplaçés.
Antonio ne devrait plus travailler dans les plantations. Le médecin l'a prévenu. Mais comment nourrir ses enfants, comment vivre. En partant chaque matin il prend un bidon d'eau de 5 litres, sa ration pour la journée qui lui permettra de tenir dans la chaleur, son facao, puis se dirige vers l'un des nombeux bus qui viennent au coeur de la nuit chercher les hommes pour les conduire aux plantations. Antonio devra récolter 3,5 tonnes de canne à sucre jusqu'au coucher du soleil de quoi produire 300 litres de carburant bio. Pour ce faire il devra donner environ 3000 coups de facao au milieu des cendres et des braises sous un soleil de plomb.
Antonio fait partie du million de personnes qui triment sur les plantations et dans les usines d'éthanol du Brésil. Nombre d'entre elles vivent et souffrent comme leurs ancêtres, les esclaves des plantations de canne à sucre.
Qui dit esclaves, dit milice! Ce sont les capangas,les milices des barons du sucre qui y font la loi ; de temps en temps les agents de l'état interviennent mais ils sont très peu nombreux et le pays est très grand. Les milices intimident les ouvriers chassent les petits paysans à coups de bulldozer - au nom d'une grande vision : d'içi à 2030, nous serons le plus gros fournisseur de carburant du monde" proclame Luiz Ignacio Lula Da Silva, le président du Brésil. L'éthanol, alcool produit à partir de la canne à sucre, va assurer un grand avenir au pays et au reste du monde. Le Brésil produit 26 milliards de litres d'éthanol en 2008 et compte parvenir à 53 milliards de litres par an d'ici à 2017. Les débouchés ne manquent pas. Plus de 30 pays mélangent de l'éthanol à l'essence. Les Etats Unis entendent couvrir 15 % de leurs besoins en carburant avec des agrocarburants d'ici 3 ans. L'Union Européenne souhaiterait que chaque litre d'essence contiennent 10 % d'éthanol d'ici à 2020. La Suède est loin devant. Elle a conclu cet été un contrat avec des entreprises brésiliennes portant sur la livraison de 115 millions de litres d'éthanol. Les suédois veulent être des gens biens : le contrat stipule que l'agrocarburant ne saurait être produit par des esclaves ni par des enfants. Pour cela ils paient de 5% à 10 % plus chers.
Lula va encore plus loin. Il rêve de voir une ceinture verte autour du globe, à la hauteur de l'équateur, reliant de vastes portions du tiers-monde car la canne à sucre pousse sous le soleil tropical. Les pauves de la planète pourront distiller de l'éthanol grâce au savoir-faire brésilien. Leurs gouvernements se réuniront dans une sorte d'OPEP des agrocarburants. Ils pourront approvisionner les pays riches et s'enrichir eux-mêmes. Ils contibueront en outre à sauve le monde du réchauffement climatique : la combustion de l'éthanol dégage le même volume dyoxyde de carbone que celui que la canne a auparavant prélevé dans l'air.
Léthanol est fabriqué par des esclaves souligne le Père Tiago, les promesses de l'éthanol sont des mensonges . En acheter c'est mettre su sang dans son réservoir Ce prêtre écossais connaît le côté obscur de la vision de Lula : il s'occupe de ceux que le rêve du président plonge en plein cauchemar.
Nul n'a le droit de traiter les hommes comme des esclaves et cela vaut aussi pour les grands propriétaires terriens brésiliens. Leurs ancêtres ont créé les premières plantations peu après que Christophe Colomb eut introduit la canne à sucre das le Nouveau Monde. Ils ont d'abord chassé les indiens, puis ils ont fait venir les noirs d'Afrique. Avec la canne à sucre a commencé la tragédie de l'esclavage qui se poursuit encore aujourd'hui.
Source : Courrier International n° 965 du 5 mai 2009
20 mars 2009
ALERTE ENLEVEMENT
Aujourd’hui vers midi Elise âgée de trois ans et demi a été enlevée à Arles (13) par deux hommes et une femme qui ont agressé le père avec qui elle se promenait.
Les ravisseurs ont pris la fuite à bord d’un véhicule Renault Modus immatriculée 399 ABD 76 (couleur beige ou marron).
Elise mesure 97 cm, de corpulence normale, cheveux mi-longs, châtain clair, a des yeux marrons.
Elle porte un pantalon de toile noire, des chaussures montantes, un gilet de laine gris et noir et une parka à capuche .
SI VOUS LOCALISEZ L’ENFANT OU LES SUSPECTS, N’INTERVENEZ PAS VOUS-MEME MAIS APPELEZ LA POLICE : 0805 200 200
ANDRE Elise
âgée de 3 ans et demi
Taille : 97cm
Corpulence : fine (12kg)
Cheveux : mi-longs (aux épaules)
châtains clairs
yeux : marron
Vêtue de :
chaussures montantes cuir à scratch bleues
pantalon de toile noir
sweat gris
gilet de laine gris et noir à fermeture éclair
anorak noir à capuche
Susceptible de se trouver dans un véhicule Renault MODUS immatriculé 399 ABD 76 de couleur marron-beige
A été enlevée ce-jour à 11h50 sur la commune d’ARLES, par une femme accompagnée de deux hommes.
SI VOUS LOCALISEZ L'ENFANT OU LES SUSPECTS, N'INTERVENEZ PAS VOUS-MEME MAIS APPELEZ LA POLICE : 0805 200 200
Information complémentaire sur le site alerte-enlevement.gouv.fr
03 mars 2009
ON CROIT REVER
RWANDA: Le « préservatif invisible » et autres mythes sur la circoncision
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02 février 2009
LA MOUTARDE LEUR MONTE AU NEZ
Unilever, le géant néerlandais, a repris Amora Maille en 1999. Les salariés l'accusent de l'avoir dépecé, gardant les marques, délocalisant une partie des productions.
Lorsqu'ils arrivent place de la République, les Dijonnais lèvent les yeux au ciel. Une immense bâche recouvre désormais la façade de l'ancien cinéma Alhambra. Avec en illustration la photo géante des 3.000 manifestants de décembre qui avaient battu le pavé pour soutenir les salariés d'Amora-Maille.
Depuis fin novembre 2008, où le producteur de moutarde a annoncé la suppression d'au moins 244 emplois (1/2) et l'arrêt de 3 sites industriels dont l'usine - historique, Dijon entre en résistance.
Une pétition a été lancée par la mairie (plus de 11.000 signatures à ce jour) et une exposition sur la moutarde organisée dans un salon de l'Hôtel de Ville. Chaque jour 200 personnes se pressent pour relire les exploits du fondateur Antoine Maille, distillateur-vinaigrier de son état et inventeur de la moutarde éponyme au XVIIIè siècle (lire). Sans oublier la carte de voeux que François Rebsamen, Maire, a envoyé à 5.000 proches. Dessus un pot de moutarde Maille, derrière une recette de poulet à la bourguignonne, et à l'intérieur cette invitation "Soutenez les salariés d'Amora Maille sur www.dijon.frwww.dijon.fr". .
L'histoire d'Amora Maille est malheureusement tristement banale. C'est celle d'une vieille marque française passée dans le giron d'un géant mondial de l'agro-alimentaire.
L'arrivée de Amora-Maille devait, parait-il, rééquilibrer la culture anglo-saxonne d'Unilever. Mais en matière de rééquilibrage, les salariés dijonnais n'en demandaient pas tant. Ils aperçoivent rarement les "ronds de cuir" de Rotterdam (siège d'Unilever). Mais très vite ils découvrent que les impératifs d'un groupe de la taille d'Unilever ne sont pas forcément les mêmes que ceux d'un producteur de moutarde bourguignon.
L'heure est désormais à la chasse aux coûts. Certains produits jugés trop peu rentables sont supprimés, les vinaigres basiques vendus, les vinaigrettes envoyées dans l'usine du groupe en République tchèque (où la production coûte deux fois moins chère).
A l'été 2007, la croissance mondiale patine, la restructuration s'accélère. Unilever annonce la suppression de 20.000 postes et la fermeture d'une cinquantaine de sites de production partout dans le monde.
Aujourd'hui le compte à rebours a commencé. La Direction indique que "la moutarde sera toujours produite à Chevigny, une commune de l'agglomération et tout sera fait pour reclasser les salariés licenciés" ! Ben voyons !
Dans un an Amora aura fermé définitivement ses portes. Restera la boutique Maille rue de la Liberté. Maison-gros et détail, fondée en 1747, comme écrit sur la devanture.
J'ai signé la pétition. Nous perdons tout notre savoir-faire !
Source : Le Nouvel Observateur n° 2306
31 janvier 2009
L'ETAT ABANDONNE LE PLANNING FAMILIAL
L'Etat supprime sa subvention au planning familial !
Signez la pétition et faites la tourner !!
Je me rappelle d'une époque où je conseillais à de jeunes filles d'aller au Planning Familial car, en toute discrétion, elle pouvait avoir la pilule et des conseils.
A lire également ici
Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l'information, à l'éducation, à la sexualité, pour toutes et tous
http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/?petition=6
L'Etat abandonne le Planning familial
http://www.rue89.com/2009/01/29/letat-abandonne-le-planning-familial
23 janvier 2009
NI PAUVRES NI SOUMIS

Le
mouvement "Ni pauvres, ni soumis" a décidé de participer à la
manifestation du 29 janvier. En effet nous souhaitons réaffirmer notre
revendication un revenu d'existence décent pour les personnes en
situation de handicap.
Le rendez-vous est prévu :
à partir de 11 h 00 : angle boulevard Lenoir et rue du Chemin Vert. Le
matériel tel que les panneaux, les autocollants seront distribués à ce
moment là autour du camion sono de l'Association des Paralysés de
France (APF)
Venez nombreux car il n'est pas décent que des personnes, dans
l'incapacité de travailler, vivent en dessous du seuil de pauvreté !
La FMO, ainsi qu'une centaine d'autres associations est signataire du pacte, c'est la possibilité de montrer nos convictions.
A jeudi,
N'hésitez pas à faire suivre ce message !
22 janvier 2009
EDF ET LA CONCURRENCE ATTENTION
Histoire vécue par un abonné d'EDF. Info ou Intox ? Mais restons vigilant.
Dans la journée le "service facturation d'EDF" a essayé de nous contacter à notre domicile. Le soir venu, je téléphone à EDF (le numéro se trouve sur vos factures, prix d'un appel local). Après m'être assurée de ne pas avoir d'arriérés (on ne sait jamais) , je demande à être mise en contact avec un conseiller. Une personne me répond, et me demande l'objet de mon appel. Je lui rétorque que leur service facturation a essayé de nous joindre dans la journée et que je désirais savoir pourquoi, et là, grande surprise : il n'y a pas de service facturation chez EDF démarchant téléphoniquement les clients.
En fait, des commerciaux se faisant passer pour des agents d'EDF mais travaillant pour la concurrence démarchent les personnes et sedéplacent aussi à leur domicile.
Le but? Obtenir copie de leur facture pour s'approprier leurs références clients et tout renseignement utile. Après quoi, leur abonnement est résilié sans qu'elles puissent s'y opposer et elles se retrouvent chez un autre fournisseur. Aucun moyen de recours ni pour vous, ni pour EDF, étant donné que désormais tout se traite par téléphone. Le pire c'est qu'ensuite, on m'a expliqué qu'il est très difficile de reprendre un abonnement chez EDF, que cela peut être long et coûteux.Donc, il faut être prudent, ne rien communiquer (EDF a toutes les informations) et prévenir un maximum de personnes autour de vous.
25 novembre 2008
CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Contre toutes les violences faites aux femmes, pour l'égalité et le respect entre les hommes et les femmes
http://www.solidaritefemmes.fr/ewb_pages/a/actualite-542.php
166 femmes ont été tuées en 2007 suite à des violences conjugales. Les Associations du réseau FNSF ont décidé de rendre hommage à ces 166 femmes et à travers elles aux femmes victimes de violences.
Un rassemblement aura lieu devant l'Assemblée Nationale à 11H aujourd'hui mais également en province.
30 septembre 2008
HOWARD D., LOBOTOMISE
Des années 1930 à 1970 environ un homme dangereux a sévi au États Unis. Le Docteur Freeman pratiquait la lobotomie pensant que c'était là le seul remède aux retards mentaux et autres troubles du cerveau.
Un homme a parlé, Howard.
Il a subi une lobotomie en 1960 alors qu'il n'avait que 11 ans. C'était un enfant prétendument difficile, qui volait des bonbons et désobéissait à son père. Pourtant il avait des excuses ce petit garçon. Sa mère était morte alors qu'il n'avait que 5 ans et son père s'était remarié avec Lou une femme froide et intransigeante. Il a donc grandit dans un climat de maltraitance spychologique et de négligence quotidienne.
De plus en plus convaincue de l'instabilité émotionnelle de son beau fils, Lou commença à consulter des spychiatres et des spécialistes de la santé mentale avait d'entendre parler du docteur Freeman, médecin renéguat désavoué par l'ensemble de ses confrères et qui tenait un cabinet privé près de San Francisco. Freeman diagnostica Howard comme schizophrène.
Quelques semaines après sa première visite, Howard quitta l'hôpital dans unétant d'hébètement. Le rapport de l'établissement indique qu'il avait subi une "lobotomie transorbitaletransorbitale". Un instrument long et fin a été introduit dans la partie haute de ses orbites oculaires et mû dans un mouvement circulaire afin de détruire les connexions cérébrales des lobes frontaux. L'opération a été facturée 200 dollars. Howard était le plus jeune patient jamais opéré par le bon Docteur Freeman. C'est un miracle qu'il est survécu.
En effet, Freeman affichait une certaine désinvolture face "à toutes ces idioties de germes" et oubliait régulièrement de se laver les mains ou de stéréliser ses gants. Il n'avait que mépris pour les procédures médicales habituelles.
Malgré un taux de mortalité de 14% Freeman a pratiqué 3 439 lobotomies au cours de sa carrière !!!
Les survivants présentaient diverses séquelles : handicapes à vie, état végétatif (la soeur de John FitzgeraldFitzgerald Kennedy, Rose, a été opérée en 1941 à la demande de son père. Elle a passé le reste de sa vie en institution spécialisée après son opération et elle est morte en 2005 à l'âge de 86 ans).
Howard a eu une vie cahotique et a fait quelques séjours en hopital spychiatrique et en prison. Il en a voulu beaucoup à la société mais il a réussi à se stabiliser, se marier et vit tout à fait normalement. Les seules séquelles sont des infections oculaires fréquentes, les glandes lacrymales ayant été détruites. Il travaille normalement. Physiquement il ne se sent pas différent sauf sa taille, il mesure près de 2 mètres.
Il existe des photos de son opération qui troublent par leur aspect froidement documentaire. Freeman était un archiviste qui souhaitait que chaque étape de son intervention soit immortalisée.
Il dit du Docteur Freeman qu'il n'était pas foncièrment méchant mais juste déboussolé. Il essayait de faire ce qu'il pensait être bien et ensuite n'a pas pu s'arrêter.
Walter Freeman était aussi perturbé que ses patiens . On lui a inculqué dès sa plus tendre enfance le besoin d'être exemplaire. Il a grandit dans l'ombre de son grand-père William Keen, chirurgien de renom et premier médecin américain a avoir enlevé une tumeur cérébrale avec succès.
Au milieu des années 1950, le dévelopent de l'analyse et des médicaments antispychotiquesantispychotiques entraînent la le déclin de la lobotomie. Mais, hélas, plus le corps médical se moque de ses méthodes Freeman est sur la défensive. A l'époque de l'opération d'Howard Freeman exerce dans son cabinet privé, aucun établissement public ne veut faire appel à ses services.
Après sa mort en 1972, ses 4 enfants sont devenus des farouches défenseurs de leur père. Deux d'entre eux ont d'ailleurs repris le flambeau, l'un est psychiatre, un autre est professeur émérite de neurobiologie à l'université de Californie.
Source : Courrier International du 25 Septembre 2008










































