Le blog de Martine

Blog à destination de mes enfants et de l'homme de ma vie et puis de mes amis... Vous qui passez par là ne soyez pas timides et laissez un message.

09 octobre 2007

Une bande de dingues au Mont Saint Michel

Nous sommes partis vers 18h30 ce vendredi,  avec à notre bord mon Philippe à moi, un autre Philippe (accessoiriste à Leonardo, en coulisse B), et moi-même, passablement stressée par une journée au cours de laquelle j'ai fait un tas de choses sauf ce que j'avais prévu : faire les bagages et préparer de quoi survivre durant ces deux jours en Normandie. Nous avons donc pris la route sans trop savoir si notre valise était complète... Nous récupérons Guillaume (Leonardo, coulisse A) à la gare d'Ecouen, puis Isa (coulisse Rien-Du-Tout) chez elle. C'est parti pour 4 heures de route.

Nous arrivons à La Chaise Baudoin vers 23 heures et nous découvrons un superbe gîte SL701289. C'est une ancienne école qui peut loger une bonne trentaine de personnes. Nous découvrirons plus tard une immense salle à manger, une cuisine professionnelle, et carrément une salle des fêtes ! Pour le moment, nous sommes crevés, et nous allons rapidement au lit, après avoir salué les quelques copains qui traînent encore dans les parages.

Levés à 6 heures du matin, nous descendons au jugé prendre le petit déjeuner. Dans la nuit, les derniers voyageurs sont arrivés et nous nous retrouvons à 30 environ (principalement des Leonardo puisque ce week end est organisée à la base par notre Gazelle nationale) SL701285. Le petit matin est frisquet, nous sommes tous plus ou moins dans le gaz, notamment ceux qui ont dormi dans le dortoir et qui ont eu la surprise de compter parmi eux un ronfleur (il n’y en avait pas qu’un d’ailleurs !)

Lorsque le jour se lève, nous découvrons le gîte et la campagne environnante. C'est formidable, on n'entend que le souffle du vent dans les arbres et le cui-cui des oiseaux SL701416.



Vers 9 heures, le départ vers la baie est donné. Arrivés au point de rendez-vous au Bec d’Andaine à Genêts SL701290, nous rencontrons notre guide qui nous rassure à propos de la balade : si le brouillard se lève ou si un orage éclate, on peut considérer que nos chances de survie sont nulles. Par ailleurs, la baie est notoirement dangereuse (sable mouvant (,http://fr.wikipedia.org/wiki/Sables_mouvants, ...). Un peu refroidis par ces infos, on y va quand même.

Le guide nous demande d'enlever nos chaussures. On se retrouve donc pieds nus dans le sable, et c'est froid ! SL701295Plus tard, ce ne sera plus froid du tout, ce sera juste très douloureux... La marche commence. Au loin, on aperçoit le Mont St Michel qui émerge d'une légère brume SL701317.


Le sable fin de la plage fait place à un sable dur que la mer a transformé en vaguelettes sur lesquelles nos pieds souffrent. Nous avançons vers une zone de tangue (Les alluvions fluviales continuellement brassées par le flux et reflux des marées, mélangées aux coquillages brisés donne naissance à la tangue, un riche fertilisant qui fut longtemps utilisé par les paysans des environs pour amender leur sols), où nous nous enfonçons et qui colle terriblement aux pieds. Plus loin, nous traversons à gué une rivière SL701301. Il y en aura comme ça quelques unes, dont le Couesnon, plus profond, qui n'aura pas pitié des plus petits (dont moi) et de leurs shorts ou pantalons.

Nous allons ainsi durant deux heures au long desquels nous nous arrêtons régulièrement pour apprendre un aspect historique, botanique ou géographique de la baie. Notre guide est parfois sentencieux mais le plus souvent intéressant. Ces pauses nous permettent de récupérer un peu, car la marche pieds nus sur un sol aussi particulier est vite très fatigante. La magie de cette baie s’impose à nous, avec ce paysage presque totalement plat qui s’étend à perte de vue ; une participante dira que cela lui rappelle le désert SL701318. Le contraste est saisissant entre cette étendue ondoyante où l’eau est omniprésente, mêlée au sable, et les deux monts vers lesquels nous nous dirigeons. Le premier Tombelaine est livré depuis longtemps aux oiseaux, il est couvert d’une végétation sauvage qui verdoie au milieu des rochers, (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tombelaine).

Le second a entièrement été façonné par l’homme, en partie sur le roc et en partie sur la tangue, ce qui explique les grands travaux actuels. On désalinise les murailles, on les consolide en vue du méga-projet qui devrait sauver la baie dès 2012 : raser la route insubmersible qui mène au Mont et organiser des mouvements d’eau depuis le Couesnon.

Certains aménagements sont irréversibles, tels les polders qui ont gagné des terres sur la mer, mais le reste peut être sauvé. La baie n’est pas condamnée à s’ensabler comme c’est le cas actuellement. 80 % des résultats attendus par les aménagements en cours seront réalisés 8 ans après leur fin, ce qui veut dire que dès 2020, la baie aura retrouvé son aspect originel.

Notre marche nous a mené aux pieds du Mont. Nous avons une demi-heure pour manger nos sandwichs SL701345. Les visiteurs venus en voiture, bus ou camping-car nous dévisagent avec curiosité. Nous ne nous sommes en effet pas rechaussés et notre piteux état les interpelle. L’heure du retour arrive bien trop tôt mais la marée n’attend pas, et il faut repartir. Nous reprenons donc notre marche, dans l’autre sens cette fois. Les pieds font mal, les mollets aussi, ainsi que les cuisses. Nous nous traînons pour certains, formant un long cortège qui s’étire selon les stades de fatigue. Malgré tout, il est 14h30 quand nous atteignons enfin la terre ferme. Nous prenons le temps de nettoyer nos pieds au point d’eau mis en place à cet effet (dieu que l’eau froide est bonne sur nos pieds endoloris), puis nous nous écroulons un moment. Il est tôt, pas question de retourner au gîte. Les uns souhaitent aller au Mont, en voiture cette fois, les autres ailleurs. Nous nous joignons à ceux qui vont au Mont.

Nous y arrivons dans un état extrême. Une crêpe et du cidre s’imposent ! Evelyne nous emmène dans une crêperie discrète, loin de la Mère Poulard et du fracas des touristes. Dans cet Eden préservé, pourtant au cœur du Mont, nous reprenons des forces. Puis nous nous promenons en essayant de ne pas trop monter et descendre (tu parles ! nous sommes au pays des escaliers…), et découvrons cet endroit magnifique malgré sa transformation en Disneyland médiéval.

En fin d’après-midi, nous reprenons les voitures, faisons une courte halte à la Biscuiterie de la Baie, histoire de faire quelques emplettes, et retournons au gîte. Là, nous prenons une douche bienfaisante. La tangue est tellement fine qu’elle s’est incrustée sous les ongles, il faudra des jours pour qu’elle disparaisse (nettoyer vos pieds avec une brosse à dent a dit le guide !). Le soir arrive, certains préparent le dîner  SL701392

tandis que les autres cherchent fébrilement à faire fonctionner la télé.SL701395 C’est que l’heure est grave : le XV de France rencontre les All Black en quart de finale de la coupe du monde. Eric fait le tour et demande à chacun son pronostic, il note scrupuleusement. Nous prenons un apéro bien mérité et nous passons à table. Malheureusement je ne peux pas vous raconter grand-chose car je me suis endormie ! SL701408J’ai su le lendemain que la France avait gagné, ils ont fait la fête et je n’ai rien entendu.

Le lendemain debout à 7H30 (c’est le bagne), petit déjeuner au radar. Mais vers 8H15 nous en avons eu assez de voir que tout le monde n’était pas levé. Céline, Danièle et moi avons pris des plats, des cuillères et badaboum nous avons fait la tournée des dortoirs pour réveiller tout le monde. Oh les têtes ! N’est-ce pas Guillaume ?

Danièle organisait une rando de 10 km et quelques courageux l’ont suivi ; nous nous sommes allés à Villedieu les Poêles (Evelyne, Patrick, Anne, Emma, Phil et moi). Nous souhaitions acheter un cadeau pour Annick, notre dévouée organisatrice et Danièle (dévouée elle aussi) dont c’était l’anniversaire.

Nous avons découvert une jolie ville, pleine de cours intérieurs et d’histoire. Les musées étaient fermés malheureusement. La ville est dédiée au cuivre et devant la mairie nous avons admiré la cloche républicaine.

Nous avons découvert une mignonne épicerie fine dans laquelle nous avons pu faire nos emplettes et où nous avons eu quelques fous rires en découvrant l’appellation de certains produits (la couille du pape et les coucougnettes du vert galant par exemple).

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Vers midi nous sommes rentrés au gite, avons sortie les tables, mis le couvert en attendant les courageux randonneurs qui sont rentrés dans un état presqu’aussi pitoyable que la veille. Ils étaient tous crottés jusqu’à mi jambe ….SL701446

L’ambiance de ce dernier repas en commun fut des plus festive, les cadeaux offerts à nos deux amies, Danièle nous a fait un discours (façon Monique en moins long).

Après le repas nous avons pu assister à une démonstration pour le moins curieuse qui se déroulait dans le terrain près du gite. Des cavaliers devaient passer sous une corde sur laquelle « séchaient » 4 culottes féminines (taille 52, d’après Eric un spécialiste). SL701478 Une curiosité locale sans doute ! Bien sur nous avons mis notre grain de sel. Grâce à Eric un poteau s’est cassé, il a fallu le consolider et refixer les belles culottes.

15H l’heure des comptes a sonné, merci Chantal qui a été notre comptable/trésorière/banquière.SL701487

16H l’heure du départ et là nous n’étions plus fringants, nous nous sommes tous embrassés, mais nous avons tous pris rendez-vous pour le premier week-end d’octobre 2008 pour recommencer.

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02 septembre 2007

La cité souterraine de Naours

PlanLa cité souterraine de Naours est une curiosité historique qui vaut le détour. Elle est située à environ une heure et demie de Paris en voiture, après Amiens. Nous y sommes allés avec Juju qui n'en est pas revenu non plus.

A l'origine, c'était une carrière qui a servi notamment à bâtir Amiens, à l'époque de l'occupation romaine. Puis les romains sont partis vers de nouvelles aventures et les ennuis ont commencé pour les autochtones. En effet, laissés sans protection, ils ont eu à subir les diverses invasions barbares qui n'ont pas manqué dès les IIIe et IVe siècles. La région est alors habitée par des paysans qui s'y entendent pour semer et récolter mais dont la maîtrise des techniques de tuerie est quasi nulle. Or, le coin est un lieu de passage pour les armées qui vont et viennent au gré des conquêtes. Lassés par les massacres, les pillages et autres joyeusetés guerrières, les paysans se souviennent des carrières et se mettent à les adapter à un usage défensif.

Il faut se remettre dans le contexte : ce n'est qu'une fois la rude journée de travail passée que l'on se met à creuser, élargir, étayer ce qui va devenir une ville souterraine. 300 chambres, une chapelle, des places publiques, des galeries s'étendant sur une longueur totale de 2000 mètres, l'ensemble pouvait accueillir jusqu'à 2600 personnes en même temps, accompagnées bien sûr des animaux, pour lesquels on avait pris soin de faire des galeries assez larges et sans escalier !EntreeDuDomaine

Il est arrivé que les habitants se terrent ainsi durant un mois. Imaginez 2600 personnes pendant un mois, avec tous les problèmes que cela engendre par rapport à la nourriture, à l'aération, aux besoins naturels...

Pensez aussi aux questions de sécurité : il faut bien faire du feu, mais par où évacuer la fumée ? Vu du sol, un panache de fumée qui sort de nulle part, c'est louche. Eh bien, les conduits d'évacuation conduisent droit dans les maisons du village, et c'est tout naturellement que la fumée sort par ... les cheminées des maisons.

Autre question de sécurité : l'éventuelle découverte de la cité par les ennemis. Là aussi, les habitants ont fait preuve d'ingéniosité en créant des pièges, rustiques certes, mais efficaces ; des passages très étroits obligent le passant à se plier en quatre pour avancer. Si le passant est un soldat alourdi par trente bons kilos d'équipement, il est alors facile de lui faire sa fête.

GalerieDe100MetresOn le voit, le site est remarquablement conçu, indétectable de l'extérieur, et aménagé de façon à y vivre très longtemps sans problème majeur. Ainsi, pour éviter toute déprime ou psychose collective, des places publiques ponctuent les galeries et permettent aux habitants de se retrouver afin de garder une vie sociale de bon aloi.

La cité n'a pratiquement jamais cessé de servir, jusqu'aux dernières guerres, puisque les anglais en ont fait un hôpital militaire en 14-18, puis les allemands un dépôt d'arme en 39-45. Elle a même permis d'entreposer du sel illégal à l'époque de la gabelle...

Pourtant, son souvenir s'était effacé de la mémoire locale au XIXe siècle, quand l'abbé Danicourt, curé de Naours, la re-découvre en 1887. Il la réhabilite etc'est  grâce à lui que nous avons pu la visiter cet été.

Si vous cherchez un lieu de promenade pittoresque et instructif, n'hésitez pas à visiter le site web de cette cité, puis allez y faire un tour, les guides sont charmants, drôles et pas troglodytes pour un sou...

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19 mars 2007

CARNAVAL DE DOMONT (suite)

C'est par un froid glacial que nous nous sommes rendus au Carnaval de Domont. Franck avait mis à notre disposition son jardin pour y garer notre véhicule à 4 roues.

Tout en sirotant notre café et devisant gaiement nous étions à l'écoute des bruits avant coureurs.

Vers 15H30 la fanfare s'annonce et nous sortons sur le trottoir pour admirer la fanfare les chars, les personnes costumées.

Philippe s'empara de mon appareil photo car je me suis fait happer par les figurants que j'avais habillé, et c'est sans m'en rendre compte que j'allais de l'un à l'autre et que finalement je n'ai rien vu du défilé.

Nous avons quand pu assister à la mort de Monsieur Carnaval qui n'avait fait de mal à personne et qui a été brûlé. Coutume cruelle !

Merci à Anne et Franck pour cet excellent après-midi passé en leur compagnie.

Si vous voulez voir les photos, les voici, les voila...

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20 février 2007

Promenade bucolique

Nous nous retrouvions Phil et moi à Paris pour déjeuner d'abord et aller au ciné voir Molière ensuite. Mais le temps était si beau que nous ne pouvions pas nous enfermer dans une salle de cinéma. Nous avions l'esprit en éveil en  cette journée printanière.
Nous sommes partis des Halles, après avoir visité l'Eglise Saint Eustache qui est dans un état pitoyable et en restauration depuis des années puis nous avons cherché les petites rues avec le moins de voitures possibles pour arriver au jardin du Luxembourg.

Nous nous sommes reposés quelques minutes sur un banc, fumer une petite cigarette (je sais c'est pas bien!) et admirer ce magnifique jardin voulu par Marie de Médicis au début du XVIIè siècle.

Situés au cœur du quartier Latin de Paris, regroupés dans l'enceinte d'une très belle grille dont les pointes sont recouvertes d'une feuille d'or, les jardins accueillent plusieurs bâtiments classés :

  • Le palais du Luxembourg où siège le Sénat, la chambre haute du Parlement, propriétaire du jardin dont il assure l'entretien (le jardin du Luxembourg est un jardin privé, ouvert au public).
  • Le Musée du Luxembourg, consacré à de grandes expositions d'art temporaires, réputées pour la qualité des œuvres présentées. On accède au palais du Luxembourg et au musée par la rue de Vaugirard.
  • L'Orangerie, située sur l'allée Delacroix, qui abrite une série de végétaux dits « d'orangerie », provenant du pourtour mediterannéen, que l'on retrouve dans la partie du jardin dite « à la francaise » à compter du 1er mai. L'été, l'Orangerie sert de salle d'expositions temporaires.
  • L'ancien Hôtel Vendôme, aujourd'hui occupé par l'Ecole des Mines de Paris

De nombreuses statues sont réparties dans les jardins. Elles représentent des figures de la mythologie grecque, mais aussi des animaux, des personnages illustres tel que Beethoven ou Baudelaire et, autour de la terrasse centrale, les reines de France. On y trouve aussi l'un des originaux de la statue de la Liberté (offerte par Bartholdy au musée en 1900, puis installée dans le jardin en 1906).

voir aussi Sculpture française du XIXe siècle

Le jardin possède une partie « à la française » située dans l'axe du palais et des parties « à l'anglaise » du coté de la rue Guynemer, ainsi qu'un verger, conservatoire de pomologie de variétés anciennes et oubliées, situé face au lycée Montaigne, sur le coté de la rue Auguste-Comte.

L'ensemble du jardin, communément appelé « Luco », est parcouru d'allées permettant la promenade et la flânerie. L'une d'elles est évoquée dans un poème de Gérard de Nerval intitulé Une allée du Luxembourg :

Elle a passé, la jeune fille [...]
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, il a fui !

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_du_Luxembourg

Je vous invite à cette promenade bucolique un beau jour de printemps.

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03 janvier 2007

Musée Rodin

Aujourd'hui mon Chéri et moi avons décidé d'aller visiter le Musée Rodin (79 rue de Varenne Paris 7è).

Je connais ce musée qui regroupe les sculptures de cet homme de génie ainsi qu'une quinzaine d'un autre génie, moins connu, Camille Claudel. Je vous ai déjà parlé d'elle car elle m'a profondément marquée.

Cette promenade vous vaut maintenant un petit article rédigé à 4 mains et quelques photos.

Donc comme je vous le disais mon Chéri et moi partîmes d'un pas léger sur Paris. Le temps n'était pas trop mauvais, nous étions bien chaussés et bien vêtus. Nous prîmes le train pour Paris, puis le métro et nous voilà au métro Varenne. Pas dur de trouver le musée, c'est indiqué !

Nous entrons et prenons deux billets pour la collection permanente (l'autre c'était les dessins érotiques de Rodin). Mais un petit historique s'impose :

Construit entre 1728 et 1730 par Jean Aubert, le futur architecte des fastueuses écuries du château de Chantilly, l'hôtel fut commandé par Abraham Peyrenc de Moras, perruquier enrichi dans la spéculation sur le papier monnaie.

En 1730, l'hôtel se signalait par son faste et son raffinement. Peyrenc de Moras cependant n'en profita guère, puisqu'il mourut en 1732. Sa veuve le loua ensuite à la duchesse du Maine, belle-fille de Louis XIV, jusqu'à la mort de celle-ci en 1753. Le domaine fut alors vendu au maréchal de Biron, le héros de la bataille de Fontenoy ; il en portera désormais le nom. Biron changea peu l'ordonnancement du bâtiment, mais remodela complètement le parc; il en fit l'un des plus beaux de Paris.

A la mort du maréchal de Biron en 1788, le domaine échut à son neveu, le duc de Lauzun qui fut guillotiné en 1793.

l fut cédé en 1820 à la Société du Sacré-Coeur de Jésus, fondée en 1804 par la mère Sophie Barat, et vouée à l'éducation des jeunes filles de l'aristocratie et de la bonne société. La vie y était dure et austère, et Marie D'Agoult, l'égérie de Frantz Liszt, raconte l'ordinaire des pensionnaires se levant à 6 heures, vivant sans chauffage et se lavant à l'eau froide. La mère Sophie Barat chassant tout luxe de l'hôtel fit enlever tous les éléments superflus, boiseries, miroirs, ferronneries et peintures. Un peu plus tard, en 1875-1876, la chapelle, servant aujourd'hui de salle pour les expositions temporaires, était construite par l'architecte Lisch. L'hôtel connaissait là les heures les plus noires de son histoire et, en 1905, confisqué en application des lois de séparation entre l'Eglise et l'Etat, il n'apparaissait plus que comme une carcasse vide entourée d'un parc à l'abandon.

Bien que promis à la démolition, l'hôtel put abriter provisoirement un nombre impressionnant d'artistes : Jean Cocteau, Henri Matisse, l'acteur de Max, Isadora Duncan qui avait son école de danse dans un bâtiment aujourd'hui détruit, situé dans la cour d'honneur, et Rodin qui, sur les conseils de Rainer-Maria Rilke, s'installa en 1908 dans l'enfilade des salons sud. Bien que continuant d'habiter et de travailler à la villa des Brillants de Meudon, Rodin fut séduit par la beauté de l'hôtel et le charme sauvage du parc; il y amassa ses oeuvres, couvrit les murs de ses dessins, peupla le parc de ses antiques gréco-romains ; il y reçut nombre de personnalités, surveillé par la terrible duchesse de Choiseul.

Voilà pour votre culture ! Pour en savoir plus, voyez ici

Nous nous sommes promenés pendant plus de 2 heures dans cet hôtel qui, il faut bien le dire, est un peu "miteux". Il aurait besoin d'une bonne restauration. Mais quel enchantement devant ces sculptures. Quels génies que Auguste Rodin et Camille Claudel qui sculptaient quasi à l'identique. L'un et l'autre aimaient le corps humain et étaient extrêmement sensuels.
Il n'est pas étonnant qu'à l'époque beaucoup de leurs oeuvres furent refusées car trop réalistes. Le 19e n'aimait pas les nus provoquants (selon l'esprit du temps) qui ne respectaient pas le strict cadre d'un art prude et sans doute trop hypocrite.

Nous vous laissons maintenant visiter l'album photos qui parle de lui-même.

Nous avons terminé notre visite par le jardin où nous avons admiré le Penseur, les Bourgeois de Calais, la Porte de l'Enfer et tant d'autres merveilles.

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17 décembre 2006

LA SARABANDE

Cet après-midi, voulant nous détendre, nous sommes allés à Domont, petite bourgade proche de chez nous. Il y avait un marché de Noël mais ce n'est pas cela qui nous intéressait.
La Sarabande se produisant dans l'Eglise, ô combien magnifique de Domont. Cette église date du 12 ou 13è siècle et est en cours de restauration.
eglisedomontDans mon souvenir elle était triste et noire et là, miracle elle éclate de beauté. Elle est petite, nichée dans le haut de la ville qu'elle semble dominer.
Outre admirer l'Eglise nous avons assisté à un concert magnifique donné par cette chorale "La Sarabande". Le concert était donné pour la restauration de l'orgue. Ils nous ont régalé de chants religieux et de contes narrés par une conteuse extraordinaire : "Le petit sapin", "la bonne vieille", "la femme du pêcheur", "la petite grand mère". Tous ces contes que
j'espère raconter à mes petites filles car ils sont magiques.
La Sarabande nous a chanté Sibelius, Mozart, Saint Saëns, Langlais, Menegali, Stravinsky, Alain, Gounod, Rossini, Faure, Durufle, Bernsteins; Alfven, ce fut un enchantement.
Pendant deux heures nous avons oublié les courbatures et la fatigue dues aux travaux.

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06 décembre 2006

Sortie au Carrousel du Louvre

Cette journée était belle et propice à une belle sortie.
Ginette et moi avons donc quitté notre banlieue pour la capitale visiter  la biennale des Métiers de l'art et de la Création.

Nous avons été époustouflées devant tant de créativité. Nous avons vu tant de belles choses que dimanche j'y emmène Phil car vraiment il faut le voir deux fois pour bien s'imprégner.

La création, l'art, l'artisanat ne sont pas morts. De jeunes créateurs ont du génie pour nous émerveiller.

Nous avons vu les élèves de l'Ecole, ô combien prestigieuse, Boulle, avec ses jeunes filles qui sculptaient le bois, qui le polissaient.....

Vraiment si vous ne savez pas quoi faire d'içi dimanche je vous invite à rendre visite à toutes ces personnes qui se donnent du mal pour notre plus grand bonheur. Allez-y rien que pour le plaisir des yeux .

En ce dimanche nous sommes allés Phil et moi au Carrousel du Louvres. Phil était enchanté de découvrir tous ces créateurs de génies. Nous avons quelques achats une céramique très kitsch pour Aline dans les tons oranges (elle adore), et un puzzle de la France pour Julien, mon petit fils.

Ensuite nous nous sommes baladés dans les galeries du Louvres où nous en avons eu aussi pleins les yeux.


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30 novembre 2006

Le Château de Chantilly

Je vous invite à rêver vous ce soir, allez visiter le château.

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29 novembre 2006

Pontoise

DSC04599Aujourd'hui le temps était froid, sec et ensoleillé. Phil et moi décidâmes d'aller flaner du côté de Pontoise et de visiter le musée Pissarro.

Nous avons d'abord grimpé les petites rues pavées qui mènent à la rue du Château et nous avons pénétré dans le jardin. La vue est magnifique. L'Oise coule paresseusement, emportant les péniches vers des destinations variées.

Nous sommes entrés dans ce Musée, tout petit musée composé de 3 pièces avec juste ce qu'il faut de tableaux pour les admirer, les apprécier et les aimer. J'ai découvert Ludovic Piette, qui a été l'un des très bons paysagistes français de sa génération. Il était l'ami intime de Camille Pissarro.

Il n'exposa qu'une fois, en 1877 avec les impressionnistes. La fraîcheur des couleurs utilisées par Ludovic Piette surprend les visiteurs. Ses toiles sont d'ailleurs exposés de manière permanente au musée. DSC04602

Alors, si un jour vous ne savez pas quoi faire, si le temps est beau allez visiter le Musée Pissarro et profitez-en  pour visiter cette belle et vieille ville de Pontoise au passé historique si riche

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20 novembre 2006

Visite Au Père Lachaise

Samedi dernier, nous avons suivi une viste guidée au Père Lachaise, cimetière parisien réputé pour tous les mythes qui s'y rattachent. Romantisme, dandysme et poésie se côtoient pour faire de cet endroit un lieu de promenade exceptionnel. Nous avons eu la chance de suivre un guide habité par son sujet, Thierry  Le Roi, qui nous a baladé de façon subtile et intelligente parmi quelques tombes de célébrités. Mais l'objet de la visite n'était pas là. Il nous a promené de monument en monument pour nous transmettre le romantisme de ce cimetière ... vivant. Il n'y a pas d'autre terme, le Père Lachaise est un lieu où la vie jaillit de toutes parts.

Belle_tete

Ainsi, nous avons côtoyé Oscar Wilde, Edith Piaf, le jeune Victor Noir dont le gisant est l'objet encore de nos jours d'un culte à la fertilité. Nous avons pu vérifier que Molière est un phénomène, enterré à plusieurs endroits à la fois.

Nous avons aussi compris comment le cimetière est composé de différentes parties, la plus récente tirée au cordeau et la plus ancienne serpentant dan un vrai jardin. Nous sommes passés d'histoires en histoires, d'anecdotes en anecdotes, flânant durant un long moment dans un lieu magique et en compagnie d'un guide exceptionnel.

A retenir pour les amateurs d'insolite : Thierry Le Roi guide tous ceux qui le souhaitent aussi bien au Père Lachaise qu'à Montmartre (cimetière mais aussi butte et alentours). Suffit de lui demander gentillement.

Je vous invite à voir l'album photos.

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