Le blog de Martine

Blog à destination de mes enfants et de l'homme de ma vie et puis de mes amis... Vous qui passez par là ne soyez pas timides et laissez un message.

15 décembre 2008

MARCHE DE NOEL D'AMIENS

Nous avons vaincu le froid, le brouillard, la pluie pour nous rendre au Marché de Noël. Il fallait en vouloir. En même temps nous savions qu'un Bouchon nous attendait, bien chaud, pour nous restaurer.
Nous avons parcouru le marché de long en large. Certains se sont posés sur un banc, d'autres ont fait de la chenille, d'autres ont pris de photos et les autres sagement ont fait leur marché.
Le soir vaincus par le froid et la fatigue nous nous sommes posés dans un salon de thé. A 13 que nous étions le salon de thé fut vite plein. Il faut dire que notre présence passe rarement inaperçue !
A 18h45 nous sommes sortis pour nous rendre devant la cathédrale et admirer les illuminations.

Tout en photos .

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22 novembre 2008

RADIO VIPERE A STRASBOURG

4 représentantes (Evelyne, Claudine, Marie-Luce et moi) de Radio Vipère (les initiés comprendront) sont parties de bon matin en direction de cette belle région qu'est l'Alsace.

Rien à dire sur le voyage ou les fous rires ont alternés avec les rires, bref que de la bonne humeur.

Arrivées à Saverne nous avons décidé de prendre le chemin des écoliers et de visiter les Vosges du Nord et de déjeuner dans un petit coin sympa. Bernique comme dirait ma grand-mère, nous étions lundi et tout était fermé. Il nous a fallu nous rabattre sur un mini super marché pour acheté de quoi nous substanter. SL704242

Claudine et moi faisions en quelques sorte un pélerinage. L'Alsace est le berceau de sa famille et nous sommes passées par le village où elle passait ses vacances chez sa grand-mère Baerenthal. Quant à moi ma mère y a vécu pendant près de 30 ans ! Nostalgie quand tu nous tiens !!
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La rivière est celle où la grand-mère de Claudine lavait son linge.

Tranquillement nous avons continué en direction de Strasbourg pour nous installer dans notre hôtel (Hôtel de l'Ill). J'ai presque retrouvé la route du premier coup, bon c'est vrai que je les ai un peu promené dans la ville avant de retrouver le quai des Bâteliers mais il y a 10 ans que je n'y étais pas revenue.

Après avoir déposé nos valises nous sommes parties le nez au vent et avons découvert la ville enveloppée par la nuit. C'est fabuleux. Nous avons marché dans la Petite France, longeant le Temple St Thomas, la Maison des Tanneurs. Nous avons dîné près de la cathédrale et les filles n'ont pas résisté à une bonne choucroute arrosée d'une bonne bière. SL704265

Après une bonne nuit et un petit déjeuner copieux nous sommes reparties explorer Strasbourg aux maisons à colombages magnifiquement entretenues.
En fin de matinée direction la cathédrale pour y voir, bien sur, l'horloge astronomique.Au 16è siècle ont fit appel au savant Dasypodius et aux frères Habrecht pour construire cette merveille. Les travaux furent supervisés par l'architecte Hans Thomann Ulberger qui se fit immortaliser sous forme d'une statue posée sur le pinacle au-dessus de l'horloge.  La légende dit que le pauvre Dasypodius eut les yeux crevés afin qu'il ne puisse en faire une deuxième ! Moeurs d'un autre temps.

Au hasard de notre promenade nous découvrons à la Chambre de Commerce et d'Industrie une expo sur la soie. Qu'à cela ne tienne, nous entrons. Nous découvrons ainsi des costumes de différents pays (Inde, Thaïlande, etc) et des vers à soie. Une explication nous est donnée sur l'élevage du ver à soie.

Après un sympathique déjeuner nous nous dirigeons vers la cathédrale, attirées par les orgues. En bonnes curieuses que nous sommes nous entrons et nous nous installons tranquillement, prêtes que nous étions à écouter les orgues. Que nenni. Enfin ... si, nous avons écouté les orgues et les cuivre et nous sommes aperçues qu'un évènement rare et certainement majeur pour les catholiques allait se dérouler dans la cathédrale. Monseigneur Jordy (sic !) allait être ordonné Evêque Auxiliaire de Strasbourg. La cérémonie a débuté par l'entrée en grande tenue d'un garde suisse (chapeau à plume et tout et tout) suivi par l'archevêque etc, etc. Nous avons quitté la cathédrale discrètement.

Nous nous sommes dirigées vers l'embarcadère pour une mini-croisière sur l'Ill, la rivière qui traverse Strasbourg. Nous avons calé les écouteurs sur nos petites oreilles, réglé la langue et c'était parti pour plus d'une heure de promenade et de commentaires. Je n'avais pas mon bloc sinon j'aurai pris des notes en sténo pour vous raconter cette belle ville au passé chargé d'histoire, mais bon j'étais pas là pour travailler non plus. Nous sommes passées sous le pont du corbeau construit au 12 ème siècle, l'ouvrage est connu sous le terme de Schindbrücke ("le pont aux supplices"). C'est à cet endroit que sont organisées certaines grandes exécutions publiques. Attachés dans un sac de toile cousu à ses deux extrémités, les voleurs, maraudeurs, parricides et autres femmes infidèles sont jetés dans l'Ill, sous le regard exalté d'une foule hystérique.
 

Avec les années, la peine (qui date de 1411) s'adoucit quelque peu. La noyade n'est plus réservée qu'aux cas les plus     graves (meurtres, viols, incestes, adultères, abandons d'enfants) et les petits délits ne sont plus systématiquement punis par la mort. Des cages en métal sont installées aux extrémités du pont afin d'y exposer en public les "petits malfrats" (tavernier coupant son vin, boulanger trichant sur le poids de ses pains, etc.). Au dernier jour de leur peine, les condamnés doivent sauter dans l'Ill. S'ils parviennent à regagner la rive, ils peuvent quitter librement la ville.

 

Quelques décennies plus tard, le procédé d'immersion se mécanise. Les condamnés sont désormais attachés à un énorme levier en bois et immergés dans les eaux nauséabondes de l'embouchure de l'"Ulmergraben". La technique est encore améliorée lorsque l'on décide de coupler directement les cages du pont au système d'immersion. Entre deux expositions publiques, la cage du condamné est descendue dans la rivière au moyen d'un treuil et le "bain" ne s'arrête que lorsque le supplicié perd connaissance.

Au retour, direction la Petite France et Saint Thomas que je tenais absolument à faire découvrir aux filles. Le Maréchal de Saxe y est enterré et son tombeau dû au sculpteur Pigalle est une merveille. Et là une rencontre avec Monsieur Priss passionné par l'histoire des protestants et de Saint Thomas. Nous avions peu de temps devant nous et la conversation s'est terminée sur le trottoir. Si vous passez par là demandez à le voir, il vous enchantera car il un sens de l'humour très développé.

Les portes de Saint Thomas refermées, nous sommes reparties en direction de la cathédrale dont les portes étaient grandes ouvertes. Nous les avions vu entrer, nous les avons vu ressortir, saluer la foule et serrer des mains. Visiblement la cérémonie avait été belle car la cathédrale était archi pleine.

Nous avons parcouru les rues aux noms curieux et plein de poésie : le rue des 3 gâteaux, de l'ail, du bain aux plantes, du bain aux roses, de la cuillère à pot, de la pucelle et bien d'autres.

 

Mercredi matin nous avons repris la voiture car les bonnes choses ont une fin et il nous fallait rentrer dans notre banlieue préférée mais pas question de nous précipiter. Tranquillement nous avons pris les départementales pour nous régaler une fois de plus des magnifiques paysages que nous offre les Vosges. Notre destination était Saint Louis/Arzviller où nous tenions à voir le plan incliné qui remplace 17 écluses, rien que ça. Malheureusement nous ne l'avons pas vu fonctionner et c'est bien dommage. Le site est extraordinaire et très impressionnant. SL704292

Notre voyage est terminé. Nous ne le regrettons pas car franchement ce fut 3 jours de franches rigolades que malheureusement je ne peux pas vous transcrire ici.

Quelques photos içi

 

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18 novembre 2008

SALON DU LIVRE ET DE L'EDITION A GROSLAY

Je vous convie ce week end au Salon du Livre et de l'Edition indépendante de Groslay, venez à la rencontre d'éditeurs et d'auteurs. Plus de 30 auteurs, plus de 40 éditeurs seront présents.
Il y aura également des dédicaces pour les petits et les grands, des milliers de livres seront présentés.

Laissez vous porter par la magie des livres et dénichez vos cadeaux de Noël.

Pour plus de renseignements connectez-vous sur www.livreaile.fr

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09 octobre 2008

MYSTERE A LA CHAISE BAUDOIN

courrier_de_la_mancheIl semble qu'il y ait un corbeau parmi nous !! Oui je vous le dis, la preuve ce courrier reçu par notre amie surnommée La Gazelle .





Avec la gentillesse qui me caractérise je vous livre deux indices :

  • 1/je connais l'auteur,
  • 2/ il était avec nous à la Chaise Baudoin.

Alors vous avez trouvé ??


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08 octobre 2008

RANDO AUX ILES CHAUSEY

C'est le coeur léger que nous avons rejoint les 23 copains dans notre gite préféré de La Chaise Baudoin vendredi dernier.
Dîner tranquille avec les premiers arrivés, soirée calme auprès des beloteux. Bref une soirée ordinaire.
Vers 22H30 le sommeil nous gagnant nous sommes montés nous coucher en nous disant qu'une bonne nuit nous ferait du bien pour affronter la rando du lendemain.
Ben oui mais c'était sans compter avec nos joyeux fêtards dont je ne donnerai que les initiales : D., E., I., Ch., etc, etc. Ils ne nous ont rien épargné, bruits de porte, éclats de voix, irruption dans le dortoir et dans les chambres ...... bref une nuit très ordinaire finalement.

Samedi matin après le petit déjeuner, préparation des sandwichs et direction Granville où nous attendait La Jolie France II et son équipage. On a attendu le facteur pour larguer les amarres. On allait sur une île, donc il faut savoir que le seul lien avec le continent, c'est le bateau. Approvisionnement, courrier et autre, tout passe par la navette.

Le temps était un peu frais, la mer en cour de démontage mais bon tout allait bien. Chacun s'est installé où il le souhaitait et notre joli bateau à quitté Granville avec un bande de 25 joyeux drilles à son bord. 23 ont fait la traversée en devisant gaiement et 2 nous ont fait "tableaux vivants" (les membres de la secte Leonardo comprendront). L'une avec sa demi baguette à la main, les lunettes de soleil vissées sur le nez, regardant droit devant elle. La seconde avec un teint légèrement verdâtre, le nez dans son écharpe, et tout à coup son estomac donnant aux poissons ce qu'elle avait mangé au petit déjeuner .

Une heure plus tard nous étions à Chausey, ravis de poser le pied sur la terre ferme. Nos malades retrouvèrent très vite le sourire.

La découverte de cette île fut un enchantement. Les quelques maisons nous faisaient penser à des cottages. Les bateaux dormaient tranquillement à l'abri de petites criques. Nous avons crapahuté quelques heures, montant et descendant des chemins dans la lande, escaladant des rochers et admirant des paysages époustouflants. Nous passions d'un versant doux et chaud de l'île à un autre venteux à décorner les cocus !

A marée haute, les îles sont peu nombreuses, à peine 4 ou 5. Mais à mesure que la mer descend se révèlent de nombreux rochers, si bien que lorsque la marée est basse, un paysage incroyable s'offre au regard : des rochers par centaines qui modifient complètement le paysage. On imagine le cauchemar des navigateurs...

La protection de la nature est un maître mot à Chausey et tout est mis en oeuvre pour que les promeneurs se plient aux règles mais sans impression de contrainte malgré tout. Nous avons eu la chance d'arpenter les lieux en une saison où les promeneurs ne sont pas légion. Il paraît que dès le printemps Chausey est envahi chaque week end. Annick nous a raconté que c'est bien la première fois qu'elle connaît l'île aussi calme et déserte. Elle y va régulièrement puisque c'est un lieu touristique couru. Nous nous sommes demandé comment les îliens peuvent supporter cet afflux touristique : tous les chemins mènent à une maison, souvent sans clôture. Les gens entrent dans les maisons ?

Nous avons aperçu quelques moutons noirs paissant tranquillement, des faisans et des poules faisanes se promenant tranquillement.

Une des particularités à Chausey est qu'il n'y a pas d'eau courante. Elle est apportée du continent par bateau et les eaux usées sont filtrées dans des roseaux avant d'être rejetées à la mer. Nous avons appris en partant samedi que le bateau rentrerait le lendemain vers 13h au lieu de 18h30, pour cause de tempête prévue. On imagine les gros temps qui durent plusieurs jours...

Le retour a été plus difficile, ils avaient démonté la mer, nos estomacs souffraient,  la ligne d'horizon nous fixions !!

Mieux que des paroles je vais vous laisser tranquillement regarder les photos de ces magnifiques paysages.

Nous avons dits au revoir à Danièle, Alix, Marie-Do, Guy, Eric, Roger, Chantal (2), Jasmine, Jacques, Michel, Pierrette, Annick, Claude, Céline, Didier, Martine, Christian, Daniel, Agnès, Isabelle, Josette, Annette, Daniel.

Nous nous sommes quittés le dimanche en fin d'après-midi, un peu tristes, en nous donnant rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures mais cette fois chez le Chtis.

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24 septembre 2008

CHATEAUDOUBLE (Var)

Chateaudouble est un véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise,qui domine de 130m les gorges  verdoyantes qui portent son nom.  C'est  la présence de 2 châteaux, l'un au dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de Châteaudouble.        

Le passé tumultueux du village se révèle au gré des rues en calades et des passages voûtés, sur les frontons sculptés de Roses Croix, souvenirs des Templiers ou sur les façades  des demeures du XVIIIème qui bordent les rives de la Nartuby.        
Bijou provençal dans un écrin de verdure, Châteaudouble  offre aux amoureux de la nature des promenades magnifiques :         
               

  • Les gorges de Châteaudouble, creusées par la Nartuby  au coeur de sous-bois odorants et colorés.          
  • Les grottes préhistoriques (classées) : Grottes des chèvres, grottes des chauve-souris et grotte du Mouret.          
  • Le Hameau de Rebouillon, îlot de verdure bordé par le Nartuby et par le canal de la Reine Jeanne, étonnamment  construit en hémicycle autour d'un parc de château.    
  • Je vous quelques photos prises pendant notre promenade.

Avant d'arriver à Chateaudouble, en venant de Draguignan, n'oubliez pas de vous arrêter à la ferme pour acheter de merveilleux fromages de chèvres et bien sur visiter la bergerie

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21 septembre 2008

AU PAYS DE ZABULON

A Chateaudouble (Var) nous avons rencontré un curieux personnage ZA, c’est son nom. Il est sculpteur d’objets détournés. Vous lui donnez de vieux fers à repasser, des pâles de ventilateur et il vous fait une œuvre d’art . C’est un curieux personnage.

Son atelier est en plein air, il se trouve au pied de la tour de Chateaudouble. Il est planté d’oliviers, de chênes et de ses œuvres qu’il expose à ciel ouvert tout l’été.

Toute sa vie Za a palpé et caressé l’acier et plié de la taule. Soudeur de son état il a commencé à travaillé sous terre, dans les mines, puis sur des chantiers navals. 

Un jour il souhaite offrir un cadeau à sa sœur et lui fabrique un pot de fleurs avec quelques objets récupérés dans son garage. Sa vocation était née.

Il aime le métal comme d’autres aiment le tissus ou le bois. Il le caresse, le nettoie et enlève le tranchant. Lorsque sa composition est achevée il la jette par terre pour tester les soudures. Si elles résistent c’est bon il peut être exposé aux regards parfois étonnés des visiteurs.

Son petit lopin de terre est devenu un jardin extraordinaire.

Vous pouvez le rencontrer tout l’été car il vit dans ce jardin avec Roselyne sa compagne, artiste elle aussi.

Quand l’automne arrive ils redescendent à Draguignan. Sauf cette année car ils partirons sur Bourges dans leur camping-car réaménagé rencontrer d’autres paysages et d’autres artistes.

Le rêve de ZA est d’ouvrir son jardin tout l’année.

Si vous passez par Chateaudouble prenez le Chemin Sainte Anne et tout en haut vous rencontrerez ZA qui vous parlera de son art sans chichis. Il excelle dans l’art des calambours, il prend son temps pour vous présenter l’arbre aux lutins, le sumo qui sourit etc . Vous pouvez aussi simplement venir pour être au calme et lire un bon bouquin. Un canapé vous attend.

Avec humour et poésie il se plaît à distiller quelques réflexions sur la planète qui ne tourne plus très rond et d’autres vérités mais sans jamais dépasser les bornes. ZA voyage ainsi avec tous ces gens de passage qui remplissent son livre d’or de chaleureux messages amicaux.

Son rêve serait de franchir une ligne : le cercle polaire, une destination vers le grand froid, comme le métal.

ZA c’est une rencontre et je vous invite à le rencontrer. Pour mieux le connaître visiter son site

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20 septembre 2008

COTIGNAC

Je vous avais promis de vous raconter nos vacances, parfois en écrit, parfois en photos.

Je vous propose ce matin COTIGNAC, très joli village du Var surplombé par des grottes sublimes que malheureusement nous n'avons pu visiter car nous n'étions pas équiper. Les rues se croisent, s'entrecroisent. Les maisons semblent dormir tranquillement.

Visiter l'album photos içi.

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09 octobre 2007

Une bande de dingues au Mont Saint Michel

Nous sommes partis vers 18h30 ce vendredi,  avec à notre bord mon Philippe à moi, un autre Philippe (accessoiriste à Leonardo, en coulisse B), et moi-même, passablement stressée par une journée au cours de laquelle j'ai fait un tas de choses sauf ce que j'avais prévu : faire les bagages et préparer de quoi survivre durant ces deux jours en Normandie. Nous avons donc pris la route sans trop savoir si notre valise était complète... Nous récupérons Guillaume (Leonardo, coulisse A) à la gare d'Ecouen, puis Isa (coulisse Rien-Du-Tout) chez elle. C'est parti pour 4 heures de route.

Nous arrivons à La Chaise Baudoin vers 23 heures et nous découvrons un superbe gîte SL701289. C'est une ancienne école qui peut loger une bonne trentaine de personnes. Nous découvrirons plus tard une immense salle à manger, une cuisine professionnelle, et carrément une salle des fêtes ! Pour le moment, nous sommes crevés, et nous allons rapidement au lit, après avoir salué les quelques copains qui traînent encore dans les parages.

Levés à 6 heures du matin, nous descendons au jugé prendre le petit déjeuner. Dans la nuit, les derniers voyageurs sont arrivés et nous nous retrouvons à 30 environ (principalement des Leonardo puisque ce week end est organisée à la base par notre Gazelle nationale) SL701285. Le petit matin est frisquet, nous sommes tous plus ou moins dans le gaz, notamment ceux qui ont dormi dans le dortoir et qui ont eu la surprise de compter parmi eux un ronfleur (il n’y en avait pas qu’un d’ailleurs !)

Lorsque le jour se lève, nous découvrons le gîte et la campagne environnante. C'est formidable, on n'entend que le souffle du vent dans les arbres et le cui-cui des oiseaux SL701416.



Vers 9 heures, le départ vers la baie est donné. Arrivés au point de rendez-vous au Bec d’Andaine à Genêts SL701290, nous rencontrons notre guide qui nous rassure à propos de la balade : si le brouillard se lève ou si un orage éclate, on peut considérer que nos chances de survie sont nulles. Par ailleurs, la baie est notoirement dangereuse (sable mouvant (,http://fr.wikipedia.org/wiki/Sables_mouvants, ...). Un peu refroidis par ces infos, on y va quand même.

Le guide nous demande d'enlever nos chaussures. On se retrouve donc pieds nus dans le sable, et c'est froid ! SL701295Plus tard, ce ne sera plus froid du tout, ce sera juste très douloureux... La marche commence. Au loin, on aperçoit le Mont St Michel qui émerge d'une légère brume SL701317.


Le sable fin de la plage fait place à un sable dur que la mer a transformé en vaguelettes sur lesquelles nos pieds souffrent. Nous avançons vers une zone de tangue (Les alluvions fluviales continuellement brassées par le flux et reflux des marées, mélangées aux coquillages brisés donne naissance à la tangue, un riche fertilisant qui fut longtemps utilisé par les paysans des environs pour amender leur sols), où nous nous enfonçons et qui colle terriblement aux pieds. Plus loin, nous traversons à gué une rivière SL701301. Il y en aura comme ça quelques unes, dont le Couesnon, plus profond, qui n'aura pas pitié des plus petits (dont moi) et de leurs shorts ou pantalons.

Nous allons ainsi durant deux heures au long desquels nous nous arrêtons régulièrement pour apprendre un aspect historique, botanique ou géographique de la baie. Notre guide est parfois sentencieux mais le plus souvent intéressant. Ces pauses nous permettent de récupérer un peu, car la marche pieds nus sur un sol aussi particulier est vite très fatigante. La magie de cette baie s’impose à nous, avec ce paysage presque totalement plat qui s’étend à perte de vue ; une participante dira que cela lui rappelle le désert SL701318. Le contraste est saisissant entre cette étendue ondoyante où l’eau est omniprésente, mêlée au sable, et les deux monts vers lesquels nous nous dirigeons. Le premier Tombelaine est livré depuis longtemps aux oiseaux, il est couvert d’une végétation sauvage qui verdoie au milieu des rochers, (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tombelaine).

Le second a entièrement été façonné par l’homme, en partie sur le roc et en partie sur la tangue, ce qui explique les grands travaux actuels. On désalinise les murailles, on les consolide en vue du méga-projet qui devrait sauver la baie dès 2012 : raser la route insubmersible qui mène au Mont et organiser des mouvements d’eau depuis le Couesnon.

Certains aménagements sont irréversibles, tels les polders qui ont gagné des terres sur la mer, mais le reste peut être sauvé. La baie n’est pas condamnée à s’ensabler comme c’est le cas actuellement. 80 % des résultats attendus par les aménagements en cours seront réalisés 8 ans après leur fin, ce qui veut dire que dès 2020, la baie aura retrouvé son aspect originel.

Notre marche nous a mené aux pieds du Mont. Nous avons une demi-heure pour manger nos sandwichs SL701345. Les visiteurs venus en voiture, bus ou camping-car nous dévisagent avec curiosité. Nous ne nous sommes en effet pas rechaussés et notre piteux état les interpelle. L’heure du retour arrive bien trop tôt mais la marée n’attend pas, et il faut repartir. Nous reprenons donc notre marche, dans l’autre sens cette fois. Les pieds font mal, les mollets aussi, ainsi que les cuisses. Nous nous traînons pour certains, formant un long cortège qui s’étire selon les stades de fatigue. Malgré tout, il est 14h30 quand nous atteignons enfin la terre ferme. Nous prenons le temps de nettoyer nos pieds au point d’eau mis en place à cet effet (dieu que l’eau froide est bonne sur nos pieds endoloris), puis nous nous écroulons un moment. Il est tôt, pas question de retourner au gîte. Les uns souhaitent aller au Mont, en voiture cette fois, les autres ailleurs. Nous nous joignons à ceux qui vont au Mont.

Nous y arrivons dans un état extrême. Une crêpe et du cidre s’imposent ! Evelyne nous emmène dans une crêperie discrète, loin de la Mère Poulard et du fracas des touristes. Dans cet Eden préservé, pourtant au cœur du Mont, nous reprenons des forces. Puis nous nous promenons en essayant de ne pas trop monter et descendre (tu parles ! nous sommes au pays des escaliers…), et découvrons cet endroit magnifique malgré sa transformation en Disneyland médiéval.

En fin d’après-midi, nous reprenons les voitures, faisons une courte halte à la Biscuiterie de la Baie, histoire de faire quelques emplettes, et retournons au gîte. Là, nous prenons une douche bienfaisante. La tangue est tellement fine qu’elle s’est incrustée sous les ongles, il faudra des jours pour qu’elle disparaisse (nettoyer vos pieds avec une brosse à dent a dit le guide !). Le soir arrive, certains préparent le dîner  SL701392

tandis que les autres cherchent fébrilement à faire fonctionner la télé.SL701395 C’est que l’heure est grave : le XV de France rencontre les All Black en quart de finale de la coupe du monde. Eric fait le tour et demande à chacun son pronostic, il note scrupuleusement. Nous prenons un apéro bien mérité et nous passons à table. Malheureusement je ne peux pas vous raconter grand-chose car je me suis endormie ! SL701408J’ai su le lendemain que la France avait gagné, ils ont fait la fête et je n’ai rien entendu.

Le lendemain debout à 7H30 (c’est le bagne), petit déjeuner au radar. Mais vers 8H15 nous en avons eu assez de voir que tout le monde n’était pas levé. Céline, Danièle et moi avons pris des plats, des cuillères et badaboum nous avons fait la tournée des dortoirs pour réveiller tout le monde. Oh les têtes ! N’est-ce pas Guillaume ?

Danièle organisait une rando de 10 km et quelques courageux l’ont suivi ; nous nous sommes allés à Villedieu les Poêles (Evelyne, Patrick, Anne, Emma, Phil et moi). Nous souhaitions acheter un cadeau pour Annick, notre dévouée organisatrice et Danièle (dévouée elle aussi) dont c’était l’anniversaire.

Nous avons découvert une jolie ville, pleine de cours intérieurs et d’histoire. Les musées étaient fermés malheureusement. La ville est dédiée au cuivre et devant la mairie nous avons admiré la cloche républicaine.

Nous avons découvert une mignonne épicerie fine dans laquelle nous avons pu faire nos emplettes et où nous avons eu quelques fous rires en découvrant l’appellation de certains produits (la couille du pape et les coucougnettes du vert galant par exemple).

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Vers midi nous sommes rentrés au gite, avons sortie les tables, mis le couvert en attendant les courageux randonneurs qui sont rentrés dans un état presqu’aussi pitoyable que la veille. Ils étaient tous crottés jusqu’à mi jambe ….SL701446

L’ambiance de ce dernier repas en commun fut des plus festive, les cadeaux offerts à nos deux amies, Danièle nous a fait un discours (façon Monique en moins long).

Après le repas nous avons pu assister à une démonstration pour le moins curieuse qui se déroulait dans le terrain près du gite. Des cavaliers devaient passer sous une corde sur laquelle « séchaient » 4 culottes féminines (taille 52, d’après Eric un spécialiste). SL701478 Une curiosité locale sans doute ! Bien sur nous avons mis notre grain de sel. Grâce à Eric un poteau s’est cassé, il a fallu le consolider et refixer les belles culottes.

15H l’heure des comptes a sonné, merci Chantal qui a été notre comptable/trésorière/banquière.SL701487

16H l’heure du départ et là nous n’étions plus fringants, nous nous sommes tous embrassés, mais nous avons tous pris rendez-vous pour le premier week-end d’octobre 2008 pour recommencer.

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02 septembre 2007

La cité souterraine de Naours

PlanLa cité souterraine de Naours est une curiosité historique qui vaut le détour. Elle est située à environ une heure et demie de Paris en voiture, après Amiens. Nous y sommes allés avec Juju qui n'en est pas revenu non plus.

A l'origine, c'était une carrière qui a servi notamment à bâtir Amiens, à l'époque de l'occupation romaine. Puis les romains sont partis vers de nouvelles aventures et les ennuis ont commencé pour les autochtones. En effet, laissés sans protection, ils ont eu à subir les diverses invasions barbares qui n'ont pas manqué dès les IIIe et IVe siècles. La région est alors habitée par des paysans qui s'y entendent pour semer et récolter mais dont la maîtrise des techniques de tuerie est quasi nulle. Or, le coin est un lieu de passage pour les armées qui vont et viennent au gré des conquêtes. Lassés par les massacres, les pillages et autres joyeusetés guerrières, les paysans se souviennent des carrières et se mettent à les adapter à un usage défensif.

Il faut se remettre dans le contexte : ce n'est qu'une fois la rude journée de travail passée que l'on se met à creuser, élargir, étayer ce qui va devenir une ville souterraine. 300 chambres, une chapelle, des places publiques, des galeries s'étendant sur une longueur totale de 2000 mètres, l'ensemble pouvait accueillir jusqu'à 2600 personnes en même temps, accompagnées bien sûr des animaux, pour lesquels on avait pris soin de faire des galeries assez larges et sans escalier !EntreeDuDomaine

Il est arrivé que les habitants se terrent ainsi durant un mois. Imaginez 2600 personnes pendant un mois, avec tous les problèmes que cela engendre par rapport à la nourriture, à l'aération, aux besoins naturels...

Pensez aussi aux questions de sécurité : il faut bien faire du feu, mais par où évacuer la fumée ? Vu du sol, un panache de fumée qui sort de nulle part, c'est louche. Eh bien, les conduits d'évacuation conduisent droit dans les maisons du village, et c'est tout naturellement que la fumée sort par ... les cheminées des maisons.

Autre question de sécurité : l'éventuelle découverte de la cité par les ennemis. Là aussi, les habitants ont fait preuve d'ingéniosité en créant des pièges, rustiques certes, mais efficaces ; des passages très étroits obligent le passant à se plier en quatre pour avancer. Si le passant est un soldat alourdi par trente bons kilos d'équipement, il est alors facile de lui faire sa fête.

GalerieDe100MetresOn le voit, le site est remarquablement conçu, indétectable de l'extérieur, et aménagé de façon à y vivre très longtemps sans problème majeur. Ainsi, pour éviter toute déprime ou psychose collective, des places publiques ponctuent les galeries et permettent aux habitants de se retrouver afin de garder une vie sociale de bon aloi.

La cité n'a pratiquement jamais cessé de servir, jusqu'aux dernières guerres, puisque les anglais en ont fait un hôpital militaire en 14-18, puis les allemands un dépôt d'arme en 39-45. Elle a même permis d'entreposer du sel illégal à l'époque de la gabelle...

Pourtant, son souvenir s'était effacé de la mémoire locale au XIXe siècle, quand l'abbé Danicourt, curé de Naours, la re-découvre en 1887. Il la réhabilite etc'est  grâce à lui que nous avons pu la visiter cet été.

Si vous cherchez un lieu de promenade pittoresque et instructif, n'hésitez pas à visiter le site web de cette cité, puis allez y faire un tour, les guides sont charmants, drôles et pas troglodytes pour un sou...

Posté par Chez Martine à 12:00 - Promenades diverses et variées - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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